À Marrakech, on se déplace en ville avec les petits taxis beiges : trois passagers maximum, un compteur obligatoire en principe, et des courses qui coûtent quelques dizaines de dirhams au compteur. En pratique, beaucoup de chauffeurs proposent un prix fixe plutôt que d’allumer le compteur, et ce prix varie selon votre tête, l’heure et la météo. Rien de dramatique : il suffit de connaître trois ou quatre règles. Nous sommes transporteurs nous-mêmes et nous travaillons tous les jours avec ces taxis ; voici ce que nous conseillons à nos clients, honnêtement, y compris quand un taxi est la meilleure option.

Petit taxi ou grand taxi : la différence

Le petit taxi (beige à Marrakech) circule uniquement dans la ville et sa proche périphérie. Il prend trois passagers au maximum et devrait fonctionner au compteur. C’est le moyen le plus simple pour aller de la médina au jardin Majorelle, à Guéliz ou à l’Hivernage.

Le grand taxi, souvent une berline ou un monospace plus ancien, fait les trajets plus longs : vers l’aéroport, les villages autour de Marrakech ou les autres villes. Il peut être partagé avec d’autres passagers ou réservé entièrement, et son prix se négocie.

Le compteur : comment s’y prendre

  1. Avant de monter, demandez « compteur, s’il vous plaît ». Si le chauffeur refuse et annonce un prix, vous pouvez accepter si le montant vous semble correct, ou laisser passer ce taxi et attendre le suivant.
  2. Ayez de la petite monnaie. Les chauffeurs ont rarement de quoi rendre sur un gros billet, et « pas de monnaie » finit souvent en pourboire forcé.
  3. Le soir, un tarif de nuit majoré s’applique ; c’est normal et prévu par la réglementation.
  4. Demandez à votre hôtel ou à votre riad le prix habituel d’un trajet avant de partir. Avec cette référence en tête, la négociation devient simple.

Les situations où l’on paie trop cher

  • À la sortie des grands sites, comme Majorelle ou Jemaa el-Fna, où les taxis attendent les touristes et annoncent des prix ronds et élevés.
  • À l’aéroport, où il faut négocier avec des bagages, souvent tard le soir.
  • Quand il pleut ou aux heures de pointe, quand les taxis sont rares.
  • Quand on ne connaît pas la destination exacte, ce qui ouvre la porte aux détours.

Aucune de ces situations n’est grave, mais elles expliquent pourquoi deux voyageurs paient parfois du simple au triple pour le même trajet.

Les petites arnaques à connaître

Elles ne concernent pas que les taxis, mais on les rencontre souvent en en descendant :

  • « Votre riad est fermé » ou « la rue est bloquée » : quelqu’un propose de vous y conduire à pied, et le détour passe par une boutique ou se termine par une demande d’argent. Votre riad n’est pas fermé ; appelez-le.
  • Le faux guide qui vous accompagne sans que vous l’ayez demandé, puis réclame un paiement. Les guides officiels portent un badge.
  • Le taxi qui « connaît un meilleur restaurant » que celui que vous avez choisi : il touche une commission.

Et les applications de VTC ?

C’est la question que l’on nous pose le plus. La situation des applications de réservation de chauffeurs au Maroc a beaucoup évolué ces dernières années, et leur statut n’est pas toujours clair selon les villes. Certaines fonctionnent, d’autres non, et la disponibilité change. Notre conseil : ne comptez pas uniquement sur une application pour un trajet important, comme l’arrivée à l’aéroport ou un départ très tôt.

Quand un transfert privé est plus logique qu’un taxi

Soyons clairs : pour un trajet de dix minutes en ville avec un sac à dos, le petit taxi est parfait et bien moins cher. Le transfert réservé devient plus logique dans ces cas-là :

  • à l’arrivée à l’aéroport, surtout de nuit ou avec des enfants : le chauffeur vous attend, le prix est fixé, personne ne négocie ;
  • à plus de trois personnes, quand il faudrait prendre deux petits taxis ;
  • pour sortir de la ville : Agafay, les hôtels de la Palmeraie ou de la route de l’Ourika, les vallées de l’Atlas ;
  • avec des sièges enfants, introuvables dans les taxis ;
  • pour un départ très matinal, quand les taxis se font rares.

Pour l’arrivée, notre guide du transfert aéroport de Marrakech explique comment rejoindre un riad de médina, et le transfert aéroport Marrakech Menara se réserve avec un prix fixe par véhicule. Pour une journée avec beaucoup d’allers-retours, un chauffeur privé à la journée revient souvent moins cher que la somme des taxis, sans la négociation.

En résumé

  • En ville, le petit taxi est le bon choix : demandez le compteur, ayez de la monnaie, renseignez-vous sur le prix habituel.
  • Pour l’aéroport, les trajets hors de la ville, les groupes et les familles, un transport réservé à l’avance évite les mauvaises surprises.
  • Les arnaques sont rarement méchantes, mais elles coûtent du temps et de l’argent : un appel à votre riad règle la plupart d’entre elles.

Pour une vue d’ensemble des façons de se déplacer, consultez notre guide du transport touristique privé au Maroc.